Publications – Axiomatique institutionnelle

Faucon

Nous prenons ici appui sur l’organisation de nos cours à Paris 10 – Nanterre, entre 1974 et 2008.
Elle continue de structurer nos actuelles interventions et conférences.
– L’institutionnel
– La violence
– La formation et l’intervention

L’Institution est centrale, internalisée, psychique, interface entre le conscient et l’inconscient.
Ce qui nous permettait de dire que «1+1= 3». Elle est concomitante au langage, et décentre inéluctablement la relation humaine, ou pourrait-on avancer, la «tord», dans le sens où il n’y a pas de lien en ligne droite entre deux ou plusieurs personnes. Pas de raccourcis, où ils sont trompeurs, illusoires, imaginaires. C’est ce qui fait leur validité: ils n’ont rien de symbolique.
L’Institutionnel est une pratique et une théorie du lien social. Nous sommes des effets de réseau autant que des subjectivités «autonomes», – et non «indépendantes». Conjoncture, abduction, rencontre, font un destin, rien n’échappe à la structure pourtant trouée de vide destinal des rapports sociaux. La relation est une découpe du réel en miroir. C’est ce qui fait sa cohérence «militante».
La violence est la rupture de l’illusion, ou son forçage. On «saute» l’institution, et on court les quatre coins. Aller plus vite que la musique, ou se tromper de partition, écrasent la rencontre. Le lien est un tissage  ou un tressage de la violence et de la relation, en canevas. On n’éradique pas la violence, tout au plus  la contrôle t’on, au mieux peut-on la «métaboliser». On voit tout ce qu’elle peut apprendre de l’institutionnel.
L’intervention est le long exercice de la métabolisation quotidienne de la violence, la pacification – «armée» de concepts – des espaces humains. L’intervention institutionnelle «soigne» les institutions, et dés lors, «comme on fait son lit on se couche». Elle s’appuie sur des tiers symboliques jusqu’à ce qu’elle se soit elle-même «mise au tiers» des réunions, des analyses internes, en collectif agencé.
La formation est une institutionnalisation aléatoire de la subjectivité, territoriale et précaire, la mutation des savoirs en connaissance. Elle autorise l’intervention et la mesure.
Dés lors on comprend comment les «institutionnalistes» vont aborder les fondamentaux : la liberté (par la structure des décisions) , l’autorité (par l’autorisation), le pouvoir (par la compétence), enseigner (par l’auto-no/r/mie), l’organisation (par le collectif démocratique).
Ce sont ces thèmes qui traversent les publications.